Après un dommage corporel (accident de la route, une chute, une agression, une erreur médicale…), les démarches s’enchaînent : déclarations, certificats médicaux, rendez-vous avec les experts, échanges avec les assureurs…
Dans ce contexte, il est facile de commettre des erreurs qui peuvent réduire fortement votre indemnisation.
Voici les 10 pièges les plus fréquents et comment les éviter.
Pourquoi les victimes de dommage corporel sont vulnérables face aux assurances ?
Les compagnies d’assurances ont une logique économique : limiter leurs dépenses. Vous, au contraire, n’avez souvent jamais vécu ce type de procédure. Vous ne connaissez ni les barèmes, ni la jurisprudence, ni vos droits exacts.
Résultat : sans accompagnement, beaucoup de victimes :
• ignorent qu’elles peuvent être indemnisées bien au-delà de la première offre ;
• se privent de postes de préjudice complets (pertes de gains futurs, incidence professionnelle, aide humaine, préjudice d’agrément…) ;
• signent des transactions définitives trop rapidement.
Les 10 erreurs à éviter absolument
1. Accepter la première offre de l’assurance sans conseil juridique
Les offres initiales sont souvent minimales. Une fois la transaction signée, il est très difficile voire presque impossible de revenir en arrière.
2. Aller seul à l’expertise médicale
Sans préparation ni accompagnement, vous risquez de taire certains symptômes, de minimiser vos douleurs ou de ne pas faire corriger un rapport incomplet.
3. Ne pas conserver vos justificatifs
Arrêts de travail, bulletins de salaire, factures, comptes-rendus médicaux, bordereaux de la CPAM et relevés de votre mutuelle, attestations… Chaque pièce est une preuve qui permet de chiffrer un poste de préjudice.
4. Attendre trop longtemps avant de consulter un avocat
Certaines démarches sont soumises à des délais de prescription (10 ans en principe en matière de dommage corporel, sous réserves particulières). Plus vous attendez, plus c’est compliqué.
5. Signaler “ça va mieux” alors que ce n’est pas le cas
Par pudeur ou par habitude, beaucoup de victimes minimisent leurs difficultés quotidiennes. Ce que vous ne dites pas ne sera pas indemnisé.
6. Négliger les préjudices dits “invisibles”
Fatigue, anxiété, troubles du sommeil, renoncement à des loisirs, difficultés dans le couple ou la vie familiale… font pourtant partie des préjudices indemnisables.
7. Croire qu’un simple simulateur en ligne suffit
Les simulateurs donnent des ordres de grandeur très théoriques. Ils ne remplacent ni une expertise, ni une analyse personnalisée de votre dossier.
8. Penser que la CIVI ou le FGAO indemnisent automatiquement tout
En cas d’agression ou d’accident avec un conducteur non assuré, des dispositifs spécifiques existent (CIVI, FGTI, FGAO), mais ils répondent à des conditions strictes et à des plafonds.
9. Se fier uniquement au médecin de l’assurance
Il n’est pas votre médecin-conseil. Sa mission est de donner un avis médical, mais il est rémunéré par l’assureur. D’où l’intérêt d’être accompagné par un médecin-conseil indépendant de victimes.
10. Penser qu’un “petit” accident ne mérite pas d’être indemnisé
Un “coup du lapin” ou une entorse peuvent avoir des conséquences à long terme. Si les séquelles deviennent chroniques, l’impact sur votre vie peut être important.
Comment un avocat en dommage corporel peut sécuriser votre indemnisation ?
Un avocat en réparation du dommage corporel va :
• analyser votre situation sous l’angle juridique et médical ;
• préparer avec vous l’expertise ;
• chiffrer l’ensemble de vos postes de préjudice ;
• négocier avec les assureurs ou engager une procédure judiciaire si nécessaire.
Dans les dossiers complexes ou lorsque les montants en jeu sont significatifs, être accompagné par un avocat comme Maître Mouraux permet de défendre une indemnisation réellement adaptée à votre situation.
FAQ : relations avec les assurances après un dommage corporel
Vous ne pouvez pas être contraint(e) physiquement, mais refuser toute expertise peut bloquer l’indemnisation. L’enjeu est surtout de ne pas la subir seul(e), mais accompagné(e).
Non. Elle missionne un médecin expert de son choix pour ses besoins, mais vous pouvez vous faire assister par le médecin-conseil de votre choix.
Vous devez rester sincère, mais vous n’êtes pas tenu de vous expliquer sans fin au téléphone. L’idéal est de privilégier les échanges écrits, structurés avec votre avocat.
